Mobile Création

Arts et Mobiles

4 et 5 décembre 2014

INHA, Salle Vasari, Paris

Colloque international organisé par Laurence Allard, Roger Odin, Laurent Creton

 

Pour sa troisième saison, le groupe de recherche « Mobile et Création » de l’IRCAV aborde frontalement dans le cadre de ce colloque le rapport à l’Art des terminaux et services ayant des fonctionnalités mobiles (téléphones, smartphones, tablettes et autres phablets). En cette année de consécration d’un genre photographique propre au mobile, le « Selfie » (élu mot de l’année par l’Oxford Dictionnary), il semble opportun, après avoir documenté et mis en avant dans les colloques précédents la créativité des praticiens de mobiles dans les domaines de la vie ordinaire, de l’éducation ou de la médiation, de se pencher plus spécifiquement sur les mondes de la création et de l’art.

Cinéma, vidéo, publicité, musique, beaux-arts, littérature, spectacle vivant, nouvelles créations algorithmiques ou jeux transmédia : tous les champs des arts et des industries créatives peuvent être interrogés suivant une double question-programme : qu’est-ce les mobiles font aux arts et à l’Art ? et qu’est-ce que l’Art et les arts font aux mobiles ?

Les artistes sont des usagers des mobiles et nous souhaitons interroger leurs relations à ces outils dans leurs pratiques de création ainsi que les modalités selon lesquelles s’ouvrent le champ des disciplines artistiques dans le détournement créatif des terminaux, des services et des fonctionnalités mobiles.

Quels espaces et quels contextes de réception pour ces productions mobiles ? Qu’est ce que cela change quand la réception se fait elle-même mobile ? Quelles interactions avec les acteurs économiques du secteur des télécoms ? Quelles redéfinitions de la pratique artistique et de l’Art en général sont induites par ces outils et ces pratiques ?

JEUDI 04 DÉCEMBRE 2014

9h00 : Accueil des participants

9h30 : Ouverture du Colloque et Introduction générale par les organisateurs : Laurent Creton, Laurence Allard, Roger Odin

10h-10h45 : Conférence inaugurale de Larissa Hjorth,  (RMIT University Melbourne, Australia) :

« Mobile Media Art- Micronarratives » 

11h-13h : Session « Comment peut-on parler d’un art photographique mobile ? »

Sébastien Appiotti (Photophores, France)

Eloise Capet  (MOBAG, France)

Sven Buridans (Mouvement Art Mobile, Québec)

Gaby David (EHESS)

Pauline Escande-Gauquié (Paris V-Celsa)

Pause déjeuner

14h00-14h45 : Conférence de Alain Fleisher (Directeur du Fresnoy) : « Objets filmeurs, sujets filmés »

15h00-17h30 : Session « Les arts mobilisés »

Sébastien Pluot (ESBA, Angers)

Jean-Louis Boissier (Paris VIII)

Dominique Cunin (ENSADLab)

Françoise Paquienséguy (Elico, Sciences-Po Lyon)

Sylvie Bosser (Paris 8-CEMTI)

Jean-Claude Taki (artiste)

Augusto Sainati (Università degli Studi Suor Orsola Benincasa, Napoli)

Cocktail, salle Aby Warburg, 18h

 

VENDREDI 05 DÉCEMBRE 2014

 

9h30-10h00 : Conférence de Jean-Paul Simon (IPTS/JPS Public Policy Consulting) : « Les enjeux économiques du mobile en regard de ses usages créatifs »

10h45-13h : Session « Applications mobiles transmedia (ARG etc.) »

Mélanie Bourdaa (Bordeaux 3, MICA)

Pierre Cattan (CinémaCity)

Olivier Mauco (Paris 1)

Marie Pruvost-Delaspre (Paris 3)

Kristian Feigelson (Université Paris 3-IRCAV

Viva Paci (Université du Québec, Montréal)

 

Pause déjeuner

 

14h-16h15 : Session « Vidéo-drones (drone, GoPro, Vine, Google Glass) »

Paul Guermonpez (ingénieur)

Benoit Labourdette (cinéaste)

Jacques Perconte  (artiste)

Aurélien Fache (développeur API Google Glass)

Barbara Laborde (Paris 3-IRCAV)

Kanerva Cederström (cinéaste)

Geoffrey Delcroix (CNIL)

16h30  Conférence de clôture de Dominique Chateau (Université Paris I) : “Nouvelles formes et instauration artistique”

 Curation d’art photographique mobile durant le colloque par Sébastien Appiotti (Photophores, France)

 

 

Comité scientifique

-Laurence Allard, maître de conférences, Université Lille 3 / IRCAV-Paris 3

- Fransceco Cassetti, professeur à Yale University

- Laurent Creton, professeur, IRCAV, Université Paris 3

- Pierre Mœglin, professeur, Labsic, Université Paris 13

- Roger Odin, professeur émérite, IRCAV, Université Paris 3

- Bruno Péquignot, professeur, CERLIS, Université Paris 3

- William Urrichio, professeur au MIT (fondateur Open Documentary Lab et the MIT Game Lab)

Le colloque est gratuit pour les étudiants.

Une contribution de 20 euros est demandée par l’Université pour les deux journées.

RESUMES DES COMMUNICATIONS

 

Sébastien Appiotti (Photophores, France)

« Comment nommer le fait photographique mobile ? »

« Photographie mobile, selfie, iphoneography, androigraphy, photographie connectée: autant de dénominations interrogeant la labilité d’un art photographique mobile qui cherche sa place au sein du champ des arts. Interroger ce dernier en regard de la notion de territoire permet de déployer un imaginaire de la cartographie, de la frontière et de la constitution de discours propres à définir un espace artistique commun. Cette communication proposera un essai de définition d’un art photographique mobile: Comment nommer le fait photographique mobile? En quoi pouvons-nous l’inscrire dans une filiation artistique antérieure à l’hybridation de la photographie avec un outil issu des TIC? Quelles sont les dynamiques actuelles de constitution de territoires physiques de l’art photographique mobile autour de figures symboliques telles que la galerie ou la maison d’édition? »

Sven Buridans (MAM, Québec)

MAM  : un art mobile en mouvement

Le Mouvement Art mobile (MAM) s’est donné comme mandat de promouvoir le plus vaste éventail d’expressions à travers les médiums utilisés en art mobile. Que ce soit sous forme d’expositions ou d’évènements, le MAM propose une palette d’expérimentations accessibles au public en ne se limitant pas seulement à la simple contrainte technique, mais en ouvrant la voie à une nouvelle façon d’aborder la création contemporaine. Dans le cadre du Colloque International «Arts et Mobiles», le MAM présentera trois projets reliés à l’utilisation du médium mobile, mais aux univers forts différents. Dans l’élaboration de tous ces événements, le MAM s’est constamment investi d’une mission éducative et les projets retenus ne font pas exception.   Transfert, un évènement public et rassembleur filmé et diffusé pour un documentaire de l’émission “Les nouveaux explorateurs” sur la chaîne de télévision française Canal +.  Éphémérides mobiles était un happening ponctuel intégré dans un milieu de travail. Le Week-end d’art mobile [WAM] est un projet d’initiation à l’art mobile par l’entremise de confé­rences et d’ateliers. Présenté au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, une institution établie de longue date, le WAM en est à sa troisième édition.

 

Gaby David (EHESS)

« After the Selfie Moment »

Élu mot de l’année 2013 par l’Oxford Dictionnary le selfie est devenu l’emblème de l’image connectée. Avec cette reconnaissance, que se passera-t’il après le selfie moment ? À partir de quelques campagnes publicitaires qui se l’approprient, cet exposé ouvre des pistes de recherche sur l’influence actuelle et future de ce genre visuel et conceptuel.
Pauline Escande-Gauquié (CELSA-GRIPIC)
La photographie mobile en processus d’artification

 

Cette intervention analysera comment la photographie mobile est actuellement dans un processus d’artification(Nathalie Heinich) en voie d’accomplissement partiel et non stabilisé car le chemin est long et l’issue n’est pas encore garantie (désartification possible). L’effet escompté des i-photographers est la légitimation et la reconnaissance de leur pratique artistique, en d’autres termes sa consécration et son ennoblissement qui passe par une autonomisation de la pratique en champ culturel, par un élargissement des frontières aux mondes de l’art, par une forme d’esthétisation (Jean Caune), d’individuation (actorialité de l’œuvre) et d’authentification (Walter Benjamin et l’aura), donc raréfaction (limiter quantitativement la production et lui donner une valeur marchande). Pour décrire sémiotiquement le mode principal de développement de ce champ culturel dans une réflexivité bio-sociale, nous nous reposerons sur une dernière hypothèse théorique et méthodologique : l’écran-analyse ou « écranalyse » (Olivier Aim et Pauline Escande-Gauquié). Ce qui distingue donc la photographie mobile  sociale de la photographie mobile  artistique c’est l’envie de l’i-photographer de se réapproprier les potentialités du Smartphone et de les détourner afin de construire un « regard ». Ce sont ces jeux de regards entre art et photo mobile que  nous chercherons ainsi à réinterroger.

Jean-Louis Boissier (Paris VIII)

« L’écran mobile comme dispositif artistique »

 

La mobilité de la projection, y compris virtuelle, comme l’apparition de l’écran mobile, sont observées dans l’art depuis les années 90. La généralisation de l’écran mobile portable en réseau est-elle le support d’un genre artistique ? La description du dispositif performatif « Les Vigilambules » vient à l’appui de cette analyse.

 

Françoise Paquienséguy (Elico, Sciences-Po Lyon)

« Des CD-Roms culturels aux e-albums : les progrès de l’usager »

Cette communication traitera du double ancrage des oeuvres et produits culturels numériques généralement dénommés « e-album » applications destinées aux tablettes tactiles ou smartphones : les CD-Rom culturels d’une part et les progrès de l’utilisateur de l’autre. Nous montrerons premièrement que ces produits s’inscrivent dans la droite ligne des cd-rom culturels produits et promus par la RMN à la fin des années 1990 et en quoi ils tirent parti aujourd’hui des progrès avérés des usagers. Cette inscription dans une lignée conceptuelle croisant art, numérique, multimédia et apprentissage informel permet justement de s’interroger sur le glissement du « multimédia » au « transmédia » et son « univers narratif original » dont il est question dans ces e-albums afin de démystifier les soi-disant aspects innovants et interactifs de ces e-albums. Nous montrerons deuxièmement, que ces produits culturels qui ont pour point commun d’être le plus souvent vendus ou disponibles sous la forme d’application I-Tunes ou Android sont porteurs d’innovation grâce au support, au terminal sur lequel on les consomme qui introduit dans la relation au e-album et aux oeuvres qu’il met en scène, de nouvelles formes de contrat de lecture : les notions de toucher, de tactile ; d’appropriation physique du terminal que l’on peut manipuler, prendre sur soi ; et de mobilité (Urry, 2002) bien sûr. Ces fonctionnalités, déjà très connues et maîtrisées par ailleurs, pèsent ici sur un accès à l’oeuvre qui d’ordinaire y déroge en permanence (intouchable, indéplaçable voire inaccessible, et pour certaines immatérielles). Nous trouvons là une occasion rare, scientifiquement parlant, de voir un processus se réitérer : des contenus à peine différents, une source (la RMN) et une cible (les amateurs d’arts et d’exposition) identiques, des supports numériques d’actualité, des interfaces avec un air de déjà-vu MAIS un contexte d’usages radicalement différent, et c’est lui véritablement qui change la donne. L’expertise de l’usager offre une seconde chance aux Cd-Roms culturels déguisés en e-albums.

 

Sylvie Bosser (Paris 8-CEMTI)

  « Le secteur des beaux livres : prédominance de l’objet-livre face aux  expérimentations d’édition numérique »

Si les catalogues d’exposition font désormais régulièrement l’objet d’une publication qui se trouve, pour un certain nombre, enrichie, l’examen du secteur des beaux livres laisse à penser que ce dernier en est encore, quant à lui, au stade de l’expérimentation. On s’attachera ici à dégager un premier bilan d’initiatives menées dans un secteur où la forme, c’est-à-dire l’objet-livre, reste encore nettement consubstantielle au fond.

 

Jean-Paul Simon (IPTS/JPS Public Policy Consulting)

« Un paysage mondial en recomposition à travers les mobiles »

Cette intervention se propose de faire le point sur les grandes tendances actuelles : le devenir mobile, l’arrivée de nouveaux appareils et plateformes (smartphones et tablettes), l’explosion des applications, l’émergence des nouveaux acteurs et de nouvelles régions (Asie), enfin le passage à un univers de consommation des médias multi-écrans. Par exemple, une étude de Google fondée sur une enquête aux Etats-Unis avance  qu’en 2012  90%  des interactions avec les médias s’opéraient à partir d’écrans, représentant quelques 4.4 heures par jour (38% à partir des smartphones, 9% des tablettes, Google, 2012: 8),  ne laissant qu’un maigre 10% pour les interactions non-écraniques (radio, presse et magazines). Dresser ce paysage permettra d’esquisser le contexte économique du rôle potentiel des mobiles pour la production de contenus de toutes sortes certains pouvant se revendiquer comme artistiques. Cela autorise à préciser les évolutions de la production de ces contenus comme de leur réception dans un contexte d’interaction numérique. Le cas spécifique de l’univers vidéo ludique pourra être utilisé comme l’une des modalités possibles d’évolution des formes de création. En effet, les jeux vidéo sur mobile et en ligne représentent désormais le segment de marché en plus forte croissance, un segment qui en raison de la nature sociale et interactive de ces jeux permet de plus un engagement de plus en plus important du joueur. Cet engagement est perçu comme une étape dans l’interaction avec le jeu lui-même vers création de contenus.

 

Mélanie Bourdaa (Bordeaux 3, MICA)

                   « ARG pédagogiques et culturels : apprendre par des narrations collaboratives et immersives »

Cette communication se propose d’analyser les ARG (Alternate Reality Games) dans leur acceptation non-commerciale, c’est-à-dire principalement non rattachés à la promotion d’une production audiovisuelle cinématographique ou sérielle. La littérature scientifique s’attache à décrypter les ARG autour des fictions, en tant que principe promotionnel immersif et collaboratif, mais peu d’articles décrivent les enjeux de ces fictions ludiques pour l’art, la pédagogie ou l’environnement par exemple.

 

Marie Pruvost-Delaspre (Paris 3-IRCAV)

« Norman Mc Laren sur tablette »

A l’occasion du centenaire de la naissance de Norman McLaren, cinéaste d’animation de grande importance et premier directeur de la section d’animation de l’ONF, l’organisme canadien met en place divers événements commémoratifs. Parmi eux, la création d’une application, « L’atelier de Norman McLaren », qui permet aussi bien de visionner ses films et de lire un essai sur son cinéma, que de s’essayer à la réalisation à travers trois techniques d’animation centrales de son œuvre. Il s’agira donc de s’interroger sur les modalités de transposition de techniques en prise directe avec la matière filmique (le grattage sur pellicule par exemple) vers le dispositif tactile et bi-dimensionnel d’une tablette.

 

Viva Paci (Université du Québec, Montréal)

« Applications créatives ? Entre oxymoron et détournement »

Je proposerais de travailler, à la loupe d’une archéologie intermédiale et d’une historiographie matérialiste, sur des allées/retours entre certaines pratiques pédagogiques créatives du passé, comme celle de Bruno Munari, dans les années ‘70 surtout, par exemple, et des applications pour Tablet qui insistent sur le lien entre créativité et « application ».

En soulignant les tensions et contradictions entre l’acte de création et les contraintes surdimensionnées des « How To » que les apps impliquent, j’aimerais souligner les détournements (des caméras, micros, touch, etc.) comme « gestes ». De la Xerox-Art d’antan, à « C1″, « Walking Pictures » et « McLaren » : un corpus d’apps qui relient expérimentation, création et patiente application, sera aussi proposé.

 

Kanerva Cederström (cinéaste)

« Vers une capto-cinématographie »

Les supports vidéo numériques ont commencé à intéresser quand je me suis mise à filmer moi-même, ayant auparavant toujours collaboré avec un chef opérateur pour mes films. La raison fut tout a début le fait qu´on utlisait l´argentique et plus tard à cause des caméras numériques encore trop compliquées selon moi. Très vite après la venue de la caméra Canon 5D Mark II j’ai réalisée que j´avais là une une possibilité d’experimenter librement et je n´ai pas tardé a me mettre à tourner aussi avec l´iPhone(4s, 5s) et plus dernièrement le GoPro  Hero 3 +.J´aspire à nouer ensemble l´image mouvante, l´image fixe, le dessin et l´écriture en une sorte de ruban adhésif des prises de vue que mon oeil,  ma main et/ou mon corps ont faire aidé à naître pendant des moments de flânerie ou d´observation distraite. Je me sens souvent plutôt une véhicule qui se promène guidé par ces petits caméras. Les applications comme Echograph ou Cinematograph qui marient limage en mouvement avec l´image fixe m´inspirent aussi par rapport à la question du temps et me questionnent sur mon besoin de le voir représenté.

 

 Geoffrey Delcroix (CNIL)

  « Drones : une plateforme de capteurs face aux défis de la protection de la vie privée et des libertés »

A mi-chemin entre froide incarnation de la surveillance robotique et nouvelle frontière des makers/hackers, les drones fascinent, interpellent et inquiètent tout à la fois. Ces formidables machines à observer, enregistrer et transmettre en tout lieu et avec discrétion posent des questions importantes en termes de libertés publiques et individuelles et de captation de données personnelles. A la fois smartphones volants et caméras de vidéosurveillance volantes, les drones peuvent accomplir des missions ou fournir des services légitimes et utiles, mais cela ne doit pas se développer au détriment de l’intimité des individus et de leur capacité à aller et venir librement. La CNIL cherche depuis un an et demi, dans le cadre d’une  exploration portée par son équipe d’innovation et de prospective à mieux comprendre les enjeux de ces usages des drones par le grand public, par les professionnels, les entreprises ou les services étatiques

 

Barbara Laborde (Paris 3-IRCAV)

« Usages des caméras miniaturisées pour la captation sportive »

Cette communication tentera de cerner les enjeux esthétiques induits par l’usage de caméras miniaturisées lors de performances sportives. De l’usage institutionnalisé par des chaînes de télévision lors de retransmissions sportives (drône, caméra « paluche »), à l’usage publicitaire pour des marques (GoPro), en passant par les plateformes en ligne qui proposent des captations de « sports extrêmes » (Fubizz), la miniaturisation des caméras permet de réinterroger certaines formes audiovisuelles, mais aussi la relation aux spectateurs et aux sportifs.

 

 

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